Un projet de loi pour protéger la santé et la sécurité des Néo-Écossais
Le gouvernement provincial a présenté un projet de loi selon lequel les ambulanciers paramédicaux devront rester au travail, protégeant ainsi la santé et la sécurité des Néo-Écossais.
La loi permettra le recours à l'arbitrage obligatoire des propositions finales pour régler le conflit entre Emergency Medical Care Inc. et les ambulanciers paramédicaux de la Nouvelle-Écosse (International Union of Operating Engineers - IUOE, section locale 727), afin d'arriver à une solution juste pour toutes les parties.
« La santé et la sécurité des Néo-Écossais est notre principale priorité, a dit Frank Corbett, ministre du Travail et de l'Éducation postsecondaire. Les Néo-Écossais doivent pouvoir compter sur les ambulanciers paramédicaux pour les aider en cas d'urgence. »
« Nous sommes également d'avis que les ambulanciers paramédicaux de la Nouvelle-Écosse méritent un salaire juste. L'arbitrage obligatoire peut être la solution. »
La convention collective de l'IUOE a pris fin en mars 2011, et les deux parties négocient depuis septembre 2011. Une entente préliminaire conclue en janvier avec l'aide d'un conciliateur a été rejetée, tout comme une deuxième entente préliminaire conclue en avril. En juin, une entente préliminaire incluant un régime de retraite à cotisation déterminée a également été rejetée.
« Ce gouvernement appuie les principes de la négociation collective. Malheureusement, le processus n'a pas été fructueux dans cette situation. On ne prévoit pas qu'une nouvelle entente sera conclue, a dit M. Corbett. Il s'agit d'une situation inhabituelle, mais nous devons protéger la santé et la sécurité des Néo-Écossais. »
Contrairement aux autres syndicats dans le domaine de la santé, l'IUOE a refusé d'assurer un niveau de service minimal, ce qui est une pratique courante.
« Le gouvernement ne peut pas rester sans rien faire alors que la vie des patients est en danger avec la perte possible des services d'urgence tels que Lifeflight et les ambulances », souligne M. Corbett.
Dans le cadre du processus d'arbitrage obligatoire des propositions finales, l'arbitre demandera à chaque partie de lui fournir une proposition finale, écoutera ses arguments et considérera ses preuves. L'arbitre choisira ensuite l'une des deux propositions. L'arbitre doit prendre une décision dans un délai de 90 jours après sa nomination.