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Les tests sur le radon produisent des résultats variables

La première série de tests sur le radon dans les édifices publics, dans le cadre d'un programme de trois à cinq ans présenté en février dernier, a produit des tests très variables, mais qui restent dans les limites de ce à quoi on s'attendait.

Au cours des dernières semaines, on a effectué 581 tests aux quatre coins de la province. Cinquante-deux résultats dépassent les lignes directrices proposées pour le Canada.

Pat Wall, président du groupe consultatif intergouvernemental sur le radon, indique que l'organisation de ces tests s'inscrit dans le cadre de l'approche adoptée par la province face à la question du radon, qui est une approche axée sur la prévention.

« Nous avons examiné un échantillon de logements sociaux, d’hôpitaux et d'écoles, en nous appuyant dans notre choix sur les caractéristiques géologiques des localités », explique M. Wall. « Les tests montrent que la plupart des sites se situent en dessous de la nouvelle limite recommandée pour le Canada. Quelques-uns des sites avaient un taux suffisamment élevé pour justifier la répétition des tests. »

« Nous sommes également en train d'examiner une anomalie dans un bureau au sein d’une des écoles, où les résultats de plusieurs tests montrent un taux de radon qui s'est avéré être à la fois en dessous de la limite recommandée et anormalement élevé au cours de la même journée. »

Le radon est un gaz radioactif qui existe à l'état naturel dans la terre et qui augmente le risque de cancer du poumon chez les gens qui sont exposés à des taux élevés du gaz pendant toute leur vie. Il ne présente pas de risque immédiat sur le plan de la santé.

Le radon pénètre généralement dans les édifices en passant par des fissures ou des brèches dans les fondations.

La Nouvelle-Écosse a lancé un programme de tests dans tous les édifices publics de la province en février, en prévision de l'introduction de nouvelles lignes directrices pour le Canada.

Nous avons testé environ 300 salles dans 11 écoles; 18 de ces salles avaient des niveaux supérieurs à la limite recommandée pour le Canada, à savoir 200 becquerels par mètre cube.

Ces 18 salles seront à nouveau testées à l'automne, quand on commencera à chauffer les édifices, conformément aux exigences du protocole de test.

Un des bureaux administratifs de l'école Atlantic Memorial Consolidated à Whites Lake s'est avéré contenir des taux de radon extrêmement variables selon le niveau d'activité dans l'édifice. Le taux était plus faible pendant les heures de bureau.

Cette salle a été fermée pour permettre de localiser la source du radon et d'éliminer cette source.

Dix salles se situant à proximité de ce bureau avaient un taux supérieur à 200 Bq/m3 et seront à nouveau testées à l'automne.

Le docteur Robert Strange, médecin chef adjoint, indique que la situation ne présente aucun risque sur le plan de la santé à court ou à long terme, ni pour les élèves ni pour le personnel, mais que cette fluctuation dans les résultats des tests souligne bien la nécessité pour les Néo-Écossais et les Néo-Écossaises de faire tester leur domicile.

« Puisque les résultats peuvent varier d'une salle à l'autre dans une même école, il est clair qu'on ne peut pas se fier à des présupposés concernant le taux de radon dans les maisons et c’est justement dans les maisons que le risque d’exposition au gaz à long terme est le plus élevé », précise le docteur Strang.

Les trois hôpitaux testés -- Buchanan Memorial Hospital à Neils Harbour, Sacred Heart Hospital à Chéticamp et Victoria County Hospital à Baddeck -- se situaient tous les trois en dessous de 200 Bq/m3.

Trente-quatre des 191 unités gérées par le ministère des Services communautaires ont un taux qui se situe au-dessus de la limite recommandée pour le Canada. Conformément au protocole de test, huit de ces sites seront testés à nouveau immédiatement et les 26 autres à l’automne.

Les résultats des tests sont disponibles en ligne à www.gov.ns.ca/enla/airlandwater/radon.asp .